Sans nom, sans mots
À chaque fois que je vais chez Loblaws (et les gens qui me suivent sur Instagram pourront en témoigner), je ne peux m’empêcher de prendre des photos des emballages des produits Sans Nom.
Ma première réaction en voyant ces emballages est toujours « Mais ils sont donc bien laids. » Puis, je m’avoue que je trouve ces emballages intéressants à cause de leur côté épuré. Je se pose alors quelques questions. C’est quoi la stratégie de marketing derrière ces concepts jaunes et simplissimes? Est-ce que c’est fait rapidement par un dude à l’entrepôt ou y-a-il une équipe de designers attitrés au projet? Sur les tablettes, pas de réponses. Alors j’ai fait ma petite recherche.
Selon The Canadian Design Resource, on doit au designer Don Watt et à son agence ces emballages au look presque sovietique, pour reprendre la comparaison de ma source. Engagé en 1973 par Galen Weston senior, Watt aida à relancer la marque Loblaws en imaginant des emballage qui allaient à l’essentiel. Les produits ont tous en commun leur typographie helvetica noire sur fond jaune, avec un strict minimum de visuels. Au fil des ans, Loblaws a même lancé des versions qui troquaient le jaune et noir pour du vert et du noir (Colombie-Britannique) et du blanc et du noir (Saskatchewan).
Et maintenant que je sais aussi que Watt a participé au design du pavillon du Canada lors d’Expo 67, je me sens moins nunuche de trouver un je-ne-sais-quoi d’intéressant aux emballages auxquels il a donné naissance. Avouez que celui des gobelets à crème glacés composent un ensemble presque poétique.







C’est du consumer behiavior pur, y’a rien d’artistique derrière ça.
Certains consommateurs recherchent maladivement les aubaines et un tel emballage est synonyme de « great value ».
Un de mes profs de graphisme m’avait même raconté que lors de tests, des gens gratteux avaient choisi la boîte cheap même si le prix était plus élevé que la marque nationale.
Wow, fascinant! Les gens sont fous!